mercredi 17 décembre 2008

All You Need is Noël



20h : Tibö rentre du boulot 
21h : Tibö finis de manger et bosse sur son nouveau site "pro" 
1h00 du mat' : Tibö part se coucher parce que demain quand même, il bosse quoi 
1h15 du mat' : Tibö se dit qu'il serait quand même bien qu'il fasse un flyer, même à l'arrache pour la soirée de jeudi donc se relève 
1h45 : Tibö est content, il a effectivement fait son flyer à l'arrache et va se coucher.

6 jours avant la noël, 13 jours avant la nouvel an, et beaucoup avant l'Halloween. C'est fou ça. On se réchauffera avec des chansons intemporelles circa 68 ou des tubes trop temporels 2008 ? La bataille est lancée !

mardi 16 décembre 2008

"All right, remember this people : music videos are back!"


Beyoncé - Single Ladies (Put A Ring On It)

Je suis pas fan de sa musique à la base, mais le réalisateur du clip a tout compris : 3 danseuses pas plus, noir et blanc, une réalisation simple (pas de décor), un jeu d'éclairage qui crée un rythme coordonné à la musique, des changements de plan qui évitent judicieusement de rendre épyleptique aux bons moments... Tous ces effets subtilement gérés qui permettent de se laisser hypnotiser par la chorégraphie des filles. Une simplicité et un style visuel qui serait presque à rapprocher du cinéma expressioniste, c'est fou.

et la simplicité de l'ensemble fait qu'il se retrouve instantanément copié et parodié :

http://www.youtube.com/watch?v=LBC7pilGoPc
http://www.youtube.com/watch?v=eidpOdDX8Qg

dimanche 7 décembre 2008

We Love to Boogie

jeudi 4 décembre 2008

À taaaable-ette-



Jouasse je suis. Depuis plusieurs semaine je suis l'heureux propriétaire d'une tablette graphique Wacom Intuos 3 A5. Oui je frime avec mon jargon de graphouilleur, mais elle m'a coûté un bras donc j'ai le droit :p


mardi 2 décembre 2008

Cover-Me


Deerhunter - Microcastle (2008)

Parce que c'est pas humain de faire une pochette aussi belle et étrange, et parce que "Agoraphobia" est bien lacrymogène dans son genre, qu'avec une centaine d'écoute en moins de 36h Audioscrobbler me dit que c'est ma nouvelle Addiction Musicale, parce que les critiques sont tellement unanimes que vous finirez par en entendre parler. Et parce que c'est beau, surtout.

(l'album est en écoute intégrale, gratuite et légale sur le lien dans l'image)

samedi 15 novembre 2008

Classifying Oldies



Fouilles archéologiques dans dessins de premières années d'école d'art.

Je viens de passer une après-midi à trier de vieux dessins, le traditionnel dilemme (pas si difficile au final) de savoir ceux qui resteront en vie et ceux qui partiront pour la cheminée crématoire. De retrouver certains vraiment mauvais où on se cherche et d'autres pas si moisis, où faut croire que l'on s'est trouvé.

Florilège

jeudi 6 novembre 2008

De l'œil au Nombril

Je suis né les yeux grands ouverts.

Au sens propre, à l'accouchement, tournant la tête dans tous les sens les yeux équarquillés pour observer où j'avais débarqué. C'est mon père qui m'avait fait cette réflexion un jour, pour m'expliquer d'où il en était venu à m'appeler "Watou-Gourou", surnom ridicule et affectueux dérivé de Watou - "Voit tout".

Je remet régulièrement en cause certaines chose dans ma vie, mais reste toujours ce besoin d'observer ce qui m'entoure. Ça m'a poursuivi toute ma vie (regarder, pas le surnom heureusement), de ma décision de passer de seconde technique à générale en tout début d'année scolaire, quand on m'a annoncé que je ne pourrait plus y faire d'Art Plastique (à l'époque j'hésitais entre programmation et dessin) et qu'une angoisse incontrôlable m'a alors pris aux trippes, au travail que j'ai actuellement. De voir à l'artisanat du faire voir.

À vrai dire je ne me sens jamais aussi tranquille et moi-même que quand j'ai mon appareil photo devant la rétine -caché derrière un autre œil en somme. Comme la vieille blague du mec qui te montre son doigt et te demande "tu vois quoi ?" "ben un doigt" "je suis vachement bien caché hein !". Comme ce jeune photographe de guerre au Liban qui témoigne dans Valse Avec Bachir que se cacher derrière son objectif le protégeait de toutes les horreurs qu'il photographiait, comme un filtre ; mais que lorsque son appareil s'est cassé il se senti soudainement vulnérable et en est devenu fou.

Ce qui peu parfois poser problème, à force d'être spectateur on n'est plus acteur de sa vie comme on dit, on la regarde comme un bon (ou pas) film, avec ses moments comiques, romantiques, dramatiques et tout ses hics. Ou d'avoir un regard trop perçant, dérangeant les personnes qu'on observe sans qu'on s'en rende compte, englouti dans la simple observation.

mercredi 5 novembre 2008


(artiste inconnu)

dimanche 2 novembre 2008

Ch-ch-ch-ch-Changeeees!



J'ai eu la larme à l'œil comme un con au boulot en regardant le docu-propagande-humaniste de 30 minutes d'Obama.

Il joue sur la corde sensible avec la petite musique et les images d'épinale de l'Amérique mais c'est simple, direct, humain et surtout super bien filmé. Ça vient pas de nul part c'est filmé par Davis Gugghenheim, le réalisateur du "Une Vérité qui Dérange" d'Al Gore avec deux oscars dont le dvd traine toujours sur mon bureau... et que je n'ai toujours pas vu.

Parfaitement monté -presque trop, le monsieur est réalisateur de série télé à l'origine-, découpé avec 3 portraits de catégories sociales différentes et sensibles (la mère de famille blanche qui essaye de joindre les deux bouts, les retraités blacks qui risquent de perdre leur maison, une assistante sociale qui accumule les boulots) et surtout issus de 3 "Swing States", donc pas inintéressé. Et une quasi autobiographie de Barack associé à la présentation de son programme ainsi que des extraits de ses principaux discours dont le lyrisme colle parfaitement à ce docu-propagande humaniste.

lundi 27 octobre 2008

Crash centralisé



Équipé du sandwich déjeunatoire au boulot, je me suis regardé à quelques jours d'intervalle les deux moitié de Death Proof, alias la chiantissime traduction "Boulevard de la Mort" de Tarantino. Et c'est un sacrément bon divertissement, qui dans sa première partie va bien au-delà pour atteindre le "cinéma" le vrai, avec des si, du nez et un mat. Avant de s'essoufler pour la deuxième partie, mais qu'importe.

Deux scènes en sont responsable, dont celle dans la boite youtube ci-dessus. Un lap-dance d'anthologie qui ne se contente pas d'être très bien filmé et accompagné (Down in Mexicaaaali), mais aussi subtilement amené et préparé depuis le début du film par petites touches, et suivi d'une deuxième scène d'anthologie qui lui donne encore une autre dimension. Un crash où la bande-son "Hold Tight" donne le rythme de la succession de plan et son issue. Du sexe à la mort en somme, ou la vie selon Tarantino.

Ce dernier qui prend clairement son pied et plante le décor. Genre c'est moi le patron du film, donc le patron du bar, c'est moi qui choisi l'ambiance et la musique -avec le jukebox-, et quand j'ai envie de mettre en valeur la voiture du méchant, j'ai juste à demander à quelqu'un d'appuyer sur un interrupteur directement dans le film. Le pied !